lundi 14 mai 2012

La leçon du président

Cetout est un peu jaloux. Il trouve que je parle trop souvent des opinions de sa sœur sur mon blogue, moins souvent des siennes.
-C’est que je trouve qu’elle est plus jolie que t’es beau. Et puis en terme d’opinion, on est forcé de constater que la beauté à une certaine importance.
-T’es con Labadie !!
-J’avoue que ça m’arrive.
-En lisant les commentaires d’Asefi sur ton dernier billet, je me disais que ma chère apparentée avait oublié une dimension importante dans son analyse.
-C’est à dire ?
-Le positionnement de Martelly face à la communauté internationale. Préval avait eu cette habitude de jouer le duo Venezuela/Cuba contre les américains pour en tirer les meilleurs avantages pour Ayiti. Martelly me semble assurer une meilleure prestation que Preval dans ce domaine. Son engagement dans l’ALBA (Aliance Bolivarienne pour les Amériques). Il semble même que ton premier ministre soit revenu du dernier Sommet des Amériques un peu troublé par la dynamique qui s’installe dans ce coin des Amériques.
-C’est clair que l’implication grandissante des pays émergeants dans ce que l’on appelle la coopération sud-sud change les rapports de force qui colorent la coopération internationale. En plus qu’Haïti en a profité pour mentionner que son meilleur ami était Cuba … Une bonne douche d’eau froide pour les États-Unis, et donc pour le Canada itou. Mais concrètement, on reste dans la chorégraphie politico-médiatique, je ne vois pas concrètement de changement.
-Et pour l’armée ? Ton pays et les États-Unis ont bien mentionné qu’ils n’en financeraient rien. Peut-être que le Venezuela ou le Brésil pourraient lui donner un petit coup de pouce au président.
-J’imagine mal les américains se laisser damer le pion par Chavez sur le dossier de l’armée.
-Tu vois Labadie, c’est peut-être au plan des relations internationales que Martelly est en train de faire la leçon à tous.

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